PROJET REGIONAL D’AMELIORATION DES CORRIDORS DE TRANSPORT ROUTIER ET FLUVIAL EN AFRIQUE CENTRALE

composante 3

Soutenir le développement local et l’inclusion sociale

Description

Investissements dans les infrastructures communautaires et formation des commerçants locaux pour améliorer l’accès aux marchés et aux services essentiels.

Objectif

Renforcer les moyens de subsistance et l’accès aux services sociaux pour les populations riveraines.

Actions principales

  • Construction et réhabilitation de marchés, centres multifonctionnels, écoles et centres de santé
  • Installation d’infrastructures de base (eau, électricité, stockage)
  • Formations en entrepreneuriat, finances et compétences commerciales
  • Priorité aux femmes et aux jeunes dans toutes les activités

Impacts attendus

  • Création d’emplois locaux
  • Amélioration des moyens de subsistance
  • Meilleur accès aux services de base et aux marchés
  • Autonomisation et renforcement des compétences

SOUS-COMPOSANTE 3.1 : Travaux d'infrastructures au niveau communautaire (12.5 millions de dollars).

Cette sous-composante financera des études de conception, de sauvegardes et des travaux d’infrastructures et supervision des travaux pour soutenir les communautés et les commerçants locaux dans des villages sélectionnés situés autour des ports clés le long du corridor fluvial Congo-Oubangui, et situés le long du tronçon routier Bossembélé-Bossangoa. L’objectif est de maximiser les opportunités socio-économiques et d’emploi pour les communautés riveraines en améliorant l’accès au commerce, aux marchés et aux services de base le long du corridor du projet. Ces travaux comprendront : (i) des travaux au niveau communautaire dans les marchés locaux visant à améliorer la sécurité alimentaire, ainsi que les conditions de travail, l’hygiène et la sécurité des communautés, en particulier des femmes. Ces travaux pourraient comprendre des installations de stockage, des chambres froides, des pompes à eau et des bornes-fontaines de petite taille, des aires de séchage, de l’éclairage, des toilettes publiques, des centres multifonctionnels (permettant entre autre de délivrer des formations avec accès à internet en complément des programmes de formation financés dans le cadre de la sous-composante 3.2) ; et (ii) des travaux de réhabilitation au niveau communautaire dans les écoles ou les centres de santé existants dans les villages sélectionnés.[1] Plusieurs options ont été envisagées pour l’exploitation et la maintenance des petites installations visées au point (i). Il a été convenu que les gouvernements exploiteraient (par le biais de baux à des commerçants locaux le cas échéant) et entretiendraient les installations où nécessaire pendant les deux premières années, tout en renforçant parallèlement les capacités des organisations communautaires (via la sous-composante 3.2) dans le but de leur transférer l’exploitation et l’entretien.

SOUS-COMPOSANTE 3.2 : Renforcement des capacités des commerçants locaux (5 millions USD)

Des programmes de formation et de renforcement des capacités seront financés sur les sites sélectionnés dans le cadre de la sous-composante 3.1 visant à améliorer les compétences des commerçants locaux, en accordant la priorité aux femmes et aux jeunes. Les formations proposées permettront d’améliorer l’entreprenariat, l’accès au financement, la budgétisation, la gestion de l’information, la gestion opérationnelle, la santé et la sécurité au travail (SST) et les compétences commerciales en général. Des bureaux d’information ou des kiosques numériques fournissant des informations sur les lois et procédures commerciales dans les langues locales seront mis en place au sein des centres multifonctionnels pour notamment guider les femmes commerçantes dans la négociation et l’obtention du dédouanement de leurs marchandises. D’autres formations cibleront la structuration en organisations communautaires afin de renforcer leur capacité à gérer et à entretenir les installations communautaires fournies.

SOUS-COMPOSANTES