PROJET REGIONAL D’AMELIORATION DES CORRIDORS DE TRANSPORT ROUTIER ET FLUVIAL EN AFRIQUE CENTRALE

FAQ

Bienvenue dans l’espace d’assistance du PRACAC. Cette foire aux questions a été conçue pour vous accompagner dans la compréhension de nos missions et de nos mécanismes de financement. Vous y trouverez les réponses aux interrogations les plus fréquentes pour vous aider dans vos démarches en faveur du climat en Afrique Centrale.

Qu’est-ce que le PRACAC ?

Le Projet régional d’amélioration des corridors de transport routier et fluvial en Afrique centrale (PRACAC) est un programme financé principalement par la Banque mondiale et mis en œuvre par plusieurs pays de la sous-région, dont la République du Congo et la République centrafricaine.
Il vise à améliorer la qualité des infrastructures routières et fluviales, renforcer la connectivité entre les pays et soutenir le développement économique et social le long des grands corridors de transport.

Pourquoi le PRACAC est-il important pour la République du Congo et l’Afrique centrale ?

Le PRACAC répond à un double enjeu : désenclaver les territoires et renforcer l’intégration régionale.
Pour la République du Congo, il contribue à :

  • réduire les coûts et les délais de transport ;
  • améliorer la sécurité des déplacements ;
  • renforcer le rôle du pays comme pays de transit entre l’océan Atlantique, l’hinterland centrafricain et le Sahel ;
  • soutenir les échanges commerciaux avec la République centrafricaine et les autres pays de la CEMAC.
Quelles sont les zones et les corridors concernés au Congo ?

Au Congo, le PRACAC concentre ses interventions sur les corridors fluviaux et routiers stratégiques, notamment :

  • le corridor fluvial Congo–Oubangui, incluant les ports et quais de Yoro (Brazzaville), Makotipoko, Mossaka, Liranga, Dongou, Impfondo et Bétou ;
  • les liaisons routières permettant d’assurer la continuité entre les axes fluviaux, les centres urbains et les frontières ;
  • les zones d’intervention prioritaires identifiées avec les ministères sectoriels (transports, économie fluviale, aménagement du territoire, etc.).
Que finance concrètement le PRACAC ?

Le PRACAC finance un ensemble cohérent d’investissements et d’appuis techniques, parmi lesquels :

  • la réhabilitation et/ou la construction de ports, quais et infrastructures fluviales ;
  • des opérations de dragage ciblé pour améliorer la navigabilité des voies d’eau ;
  • la réhabilitation de certains tronçons routiers contribuant à la fluidité des corridors ;
  • des investissements en connectivité numérique (fibres optiques, équipements) pour moderniser la gestion des transports ;
  • le renforcement institutionnel des administrations en charge du secteur des transports ;
  • la gestion et le suivi du projet (unité de coordination, études, audits, communication).
Comment le PRACAC va-t-il améliorer la vie des populations riveraines et des usagers ?

En modernisant les infrastructures, le PRACAC vise des bénéfices concrets :

  • des temps de trajet réduits pour les personnes et les marchandises ;
  • un accès facilité aux marchés pour les producteurs agricoles, forestiers et halieutiques ;
  • une meilleure sécurité des déplacements fluviaux et routiers ;
  • la création d’emplois directs (travaux, services portuaires) et indirects (commerce, transport, restauration, hébergement) ;
  • une amélioration de l’accès aux services essentiels (santé, éducation, administrations) pour les communautés isolées.
Quels sont les principaux ports fluviaux qui seront modernisés au Congo ?

Plusieurs ports secondaires font l’objet d’investissements au titre du PRACAC, notamment :

  • Port de Yoro (Brazzaville) : extension et modernisation d’un port halieutique stratégique ;
  • Mossaka : port au cœur de la “capitale du poisson”, dans une zone sans accès routier structuré ;
  • Makotipoko : interface route–fleuve pour les Plateaux ;
  • Liranga, Dongou, Impfondo, Bétou : ports secondaires de la Likouala et de l’axe Oubangui, au rôle clé pour la desserte des populations riveraines et le trafic transfrontalier.
Quels types d’emplois et d’opportunités économiques le projet peut-il créer ?

Le PRACAC génère :

  • des emplois temporaires pendant les travaux (BTP, manutention, logistique, bureaux d’études) ;
  • des emplois durables dans les services portuaires et connexes : manutention, transport, stockage, commerce de gros et de détail, restauration, hébergement, services aux passagers ;
  • des opportunités pour les PME et le secteur informel : transport fluvial, motoristes, ateliers de réparation, coopératives de femmes, associations de pêcheurs ;
  • un environnement plus favorable à l’investissement privé le long des corridors.
Comment le PRACAC protège-t-il l’environnement et les communautés ?

Le projet est soumis aux normes de sauvegardes environnementales et sociales de la Banque mondiale et aux lois nationales. À ce titre :

  • des Études d’impact environnemental et social (EIES) sont réalisées pour chaque grand chantier ;
  • des Plans de gestion environnementale et sociale (PGES) et des Plans d’action de réinstallation (PAR) encadrent les mesures d’atténuation, de compensation et d’accompagnement ;
  • une attention particulière est portée aux milieux sensibles (zones inondables, écosystèmes aquatiques, biodiversité) et aux groupes vulnérables (femmes, jeunes, ménages pauvres).
Si je suis concerné(e) par les travaux, quels sont mes droits et comment puis-je m’exprimer ?

Le PRACAC met en œuvre un Mécanisme de Gestion des Plaintes (MGP).
Ce dispositif permet à toute personne ou communauté affectée par le projet de :

  • formuler une plainte, une préoccupation ou une suggestion ;
  • être écoutée et prise en compte dans un délai raisonnable ;
  • obtenir une réponse documentée et, si nécessaire, un recours.

Les plaintes peuvent être déposées :

  • auprès des comités locaux MGP ;
  • via des boîtes à plaintes installées dans les sites d’intervention ;
  • auprès de l’Unité de gestion du projet ou des autorités locales.
Qui pilote le PRACAC et quelles sont les grandes étapes à venir ?

La mise en œuvre du PRACAC repose sur :

  • un Comité national de pilotage qui donne les orientations stratégiques, valide les plans de travail et suit les résultats ;
  • une Unité de coordination du projet chargée de la gestion quotidienne (technique, financière, fiduciaire, environnementale et sociale) ;
  • les ministères sectoriels partenaires (Plan, Transports, Économie fluviale, Finances, Environnement, etc.) ;
  • la Banque mondiale, qui apporte l’appui financier et technique.

Les grandes étapes sont :

  1. Études et conception des projets (EIES, études techniques, consultations) ;
  2. Passation des marchés et mobilisation des entreprises ;
  3. Réalisation des travaux et accompagnement des populations ;
  4. Mise en service et suivi des impacts économiques, sociaux et environnementaux.